Bea

Quelque part en elle brûle un feu qui ne la consume pas. Apparemment. Parfois, sans même le vouloir, elle laisse une trace calcinée de son passage. Bea semble traverser la vie comme un purgatoire. En attendant d’être soulagée à la fin. Il arrive que les êtres à qui l’affection des autres ferait le plus de bien sont ceux qui se laissent le moins facilement approcher.

Il n’y a pas de « profil » de choriste. Tout le spectre, tout l’attirail, toute la gamme de l’humanité.

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10 Commentaires

Classé dans Soprani

10 réponses à “Bea

  1. Lydie

    Peut-être a t-elle beaucoup souffert , et peut-être a t-elle, maintenant plus de difficulté à accorder sa confiance à autrui et à  » lâcher prise « . c’est peut-être une facon de vouloir se protéger?

    • Marc

      Exactement. La souffrance qu’on garde en soi malgré soi. Puis il y a des souffrances qui nous viennent d’avant nous. Qui nous sont léguées en héritage pour ainsi dire. Bea est amérindienne.

  2. Une question au hasard (ou presque ), votre première phrase…
    Cette allusion au purgatoire et ce prénom…
    pourraient rapprocher Bea de Dante, peut être ?

    • Marc

      Quelle belle métaphore pour la chorale que le purgatoire… Enfin, celui de Dante. Un endroit où la souffrance existe. Mais où il y a les anges et la vision du ciel. Merci Frasby.

  3. Lydie

    wouaouh! « La divine comédie » !

    Puisse Béa trouver la paix, à défaut du Paradis…

    • Marc

      J’aime bien… La paix, à défaut du paradis. Certes, Bea, en ce moment, ici, c’est ce qu’elle cherche comme nous tous. Est-ce que cette recherche la conduira un jour jusqu’à ce la vision du ciel du canto XXXI ? Je ne sais pas. Quelle image du bonheur (durable) se fait-on durant l’instant de grâce ? C’est une question intéressante et je vais interroger Bea. Et pour toi Lydie, le ciel, c’est quand, c’est comment ?

  4. Lydie

    Le ciel Marc, c’est quand ?:
    –  » Carpe diem  » Ici et maintenant, mais cela n’engage que moi…
    On ne peut – hélas , ici- bas – être toujours
     » en état de grâce  » n’est-ce pas? Et quelquefois, ici et maintenant, peut être trés douloureux, je sais!

    Le ciel, ce peut être un nuage, comme chez Frasby 🙂 Mais c’est mieux en vrai, en sentant la douceur de l’air, en humant la vie, l’amour de la vie, à travers la création, la nature, les hommes (femmes, enfants ) et les animaux, merveilleux… mais en transfigurant, tu comprends ?
    C’est comment:
    – C’est comme  » l’amour infini « , oui, comme dans  » Douce nuit  » ( que nous répétons à la chorale, pour Noël )

     » Cet enfant sur la paille endormi  »

    J’aime bien la vision de ce rayonnement du soleil,
    comme la tendresse de notre créateur, généreuse et qui atteint tous les êtres, sans aucune exception!

    Ce soleil, si nous y regardons bien, peut aussi rayonner de l’intérieur, non? Bon, il faut trouver le mode d’emploi 😉 Ou bien , tout simplement, peut- être , le laisser briller, puisqu’il ne demande que cela…

  5. mjsixte

    « Le ciel est ici, il faut trouver le mode d’emploi… » Ta première et ta dernière idée expriment exactement mon point de vue. Merci.

  6. C’est vrai Lydie, un nuage c’ est toujours mieux en vrai…
    Quant à la chorale du purgatoire, j’imagine qu’elle se trouve près des grandes fenêtres ?
    une baie ;-O !
    ouverte en plein ciel juste aux portes du paradis. Patience ! …

    • Marc

      Bonjour Frasby, Le voyage n’est pas triste. Baie O!, « … c’est pour revenir où je suis que je fais ce voyage ». Le Purgatoire, II

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